Compte-rendu de la réunion de concertation à la Préfecture sur la rénovation du Quartier Saint-Jacques (19/09)

En présence du préfet, du maire, de la présidente du Conseil départemental 66, des 12 représentants de Saint-Jacques et d’associations invitées par le préfet (on n’a pas très bien compris pourquoi !). La réunion a duré 3 heures et fut parfois houleuse ….

L’objet de la réunion était surtout l’îlot Puig.

Ce qui a été acté :
– Groupe technique pour donner un avis sur la conservation ou la démolition de ce qui reste de l’îlot du Puig (spécialistes missionnés par le quartier et ABF) ; sans vouloir anticiper, il est quasiment certain que la décision sera de conserver ce qui n’a pas été démoli.
– Groupe de travail sur l’urbanisme dans le quartier.
– Groupe de travail sur le « social ».

Pour ces 2 derniers groupes, nous allons être vigilants et nous assurer qu’ils vont effectivement se mettre en place.

Remarques personnelles :
– les différentes interventions ont montré l’extrême préoccupation des habitants du quartier excédés par la façon de faire de la mairie, le manque d’écoute, l’absence d’information (avec exemples à la clé). Et là je suis modéré dans mon appréciation !
– La mairie est seule responsable du fiasco de l’opération RHI sur l’îlot Puig et l’îlot en contrebas (Anguille-S. François de Paule). La mairie a dépensé 2 millions d’€ en acquisitions et frais de démolitions, alors que l’on aurait mieux fait de dépenser cet argent à réhabiliter. La mairie risque de perdre 300 000 euros de subvention ANAH sur cette opération car, alors que les délais pour la mise en oeuvre et obtenir les crédits étaient fixés à la fin septembre, il n’y a eu aucun appel d’offre pour retenir un maître d’oeuvre (architecte) et qu’il n’y a donc pas de permis de construire. Que l’on ne fasse pas porter la responsabilité de cet échec aux habitants de Saint-Jacques en lutte.
– Le maire veut bien céder l’îlot Puig à l’office 66 (dont la présidente est Hermeline Malherbe), mais si l’Office débourse 2 Millions d’euros (ce qui est exclu et on le comprend).

Pour conclure, je dirais que cette réunion c’est un peu « reculer pour mieux sauter », mais l’amorce d’un dialogue se fait jour ….
Les habitants de Saint-Jacques et tous ceux qui les soutiennent vont continuer à faire entendre leur voix. Non aux démolitions, réhabilitation, respect. Ils sont déterminés.
Nous allons avoir besoin de « spécialistes » dans tous les domaines dans le cadre des négociations qui vont s’entamer : urbanistes, architectes, travailleurs sociaux, acteurs culturels, etc …, car nous avons face à nous de grosses institutions et nous, nous ne sommes que des bénévoles, pour sauver Saint-Jacques et mettre en place un vrai projet au service de ses habitants. Toutes les bonnes volontés seront accueillies avec enthousiasme.

Jean-Bernard Mathon, président de l’ASPAHR.

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